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Jalouse…

J’en peux plus de tous ces bébés qui naissent en ce moment, il s’est passé quoi en août pour que tous ces couples s’envoient en l’air et aient des bébés en même temps?!!?

Chaque fois que je vois un bébé ou une femme enceinte ça me fait mal. Je veux un enfant, bordel!!!!


Je suis sans coeur…

Il y a une fille à mon travail qui croient qu’on est amie, que j’ai envie de passer du temps avec elle, de l’écouter se plaindre raconter sa vie tout ça, alors que non…

Elle vient de m’envoyer un sms en disant : “j’ai rompu avec machin, je préviens, j’ai pas envie d’en parler, on peut se voir, s’appeler, mais pas parler de ça, c’est trop sensible”, WTF*? Je ne l’appelle jamais sauf pour le boulot quand y’a un truc urgent… je n’avais pas l’intention de la voir même si elle a insisté lourdement pour qu’on se voit ce week-end (j’ai trouvé une excuse bidon… je sais c’est mal!) et en plus je ne lui parle jamais de sa vie privée sauf si elle me demande des conseils ou si elle m’en parle directement. Bref je ne comprends pas son sms. Soit c’est un sms groupé qu’elle a envoyé à toutes ses copines et alors je suis mal classée dans son répertoire, soit elle croit vraiment qu’on est meilleure amie ou un truc du genre, soit elle veut que tout le monde sache qu’elle a rompu et elle est maladroite dans la façon de l’annoncer.

Bref, si je m’en fous, pourquoi j’écris un post? Mais parce que je me fais chier ma bonne dame (je plaisante…) Non, sérieusement, c’est juste que je ne comprends pas sa démarche, et je ne comprends pas non plus les gens qui s’accrochent comme ça, j’annule TOUT LE TEMPS nos sorties, je ne l’appelle JAMAIS, comment fait-elle pour ne pas comprendre? Faut-il que je lui dise : JE SUIS PAS TON AMIE ?

Bref, j’ai répondu à son sms en lui disant en gros WTF* et elle me répond un truc bateau genre c’est pour se protéger…

En gros, je ne veux pas être l’amie d’une fille aussi chelou, je veux bien être sa collègue, je veux bien déjeuner avec elle et raconter des conneries, je veux bien aller à des pots de départ avec elle, mais c’est tout… Je ne veux pas être celle qu’elle appelle quand elle a un problème… Je sais ça parait dur mais si je devais avoir une amie, je voudrais qu’elle soit simple, et qu’on puisse discuter de tout de rien sans se prendre la tête… Je ne veux pas être la psy ou la confidente de quelqu’un pour qui je n’ai aucun sentiment d’amitié. Et pour moi l’amitié c’est encore plus fort que l’amour!

(je dis tout le temps que j’ai pas d’amie ici, mais c’est faux, j’en ai une, on se voit une fois par an, mais quand on se voit on a à nouveau 16 ans…)


Le jour où j’ai rencontré mon père

J’en ai déjà parlé ici, mon père ne fait plus parti de ma vie depuis une vingtaine d’années. Mes parents ont divorcé lorsque j’avais 1 an, puis j’ai vu mon père un week-end sur deux pendant quelques années. Vers 7/8 ans, ma soeur et moi n’y allions que très rarement, pour les vacances et à 9 ans, nous avons stoppé les visites. Ma mère et lui se déchiraient, de vieilles rancoeurs qui nous ont atteintes ma soeur et moi. Et nous avons toutes deux grandi sans père.

Par la suite, j’ai revu mon père 4 fois. La première fois, j’avais 12 ans, le lendemain de mon anniversaire, il est venu car il passait par là, nous sommes allées dans un magasin de vêtements, il m’a offert un pull vert et m’a donné 100 Francs. La deuxième fois, j’avais 19/20 ans, je ne sais plus vraiment… Il refusait de continuer à payer la pension alimentaire alors que j’étais étudiante, nous sommes allés au tribunal, j’étais assise à 10 mètres de lui dans un couloir, il ne m’a pas adressé la parole, pas regardé une seule fois… Je l’ai haï ce jour là, de m’avoir abandonné, de ne pas m’aimer, de m’ignorer comme une parfaite inconnue. La troisième fois, c’étais aux funérailles de mon grand père, son père, nous ne nous sommes pas parlé, le goût amère de notre dernière rencontre m’empêchait d’aller vers lui, et sa fierté l’empêchait de venir vers moi. La dernière fois, c’était il y a quelques mois, entre-temps ma soeur avait repris contact avec lui, ma grand-mère paternelle mourait et je suis allée à son enterrement avec ma soeur. Et là, bien qu’il ne m’ai pas parlé depuis quasiment 20 ans, mon père s’est comporté comme si on avait déjeuner ensemble la veille, à m’embrasser comme du bon pain, à m’appeler “ma puce”. Énorme choc, il préférait agir comme si de rien était… Depuis on s’appelle de temps en temps, pour mon anniversaire, le sien, les voeux de nouvel an…

Il y a deux semaines, je prenais le train pour aller bosser et j’ai décidé comme ça que j’allais rendre visite à mon père. Je voulais y aller avec mon copain, il est neutre, il ne parle pas français, l’attention serait donc sur moi! (Et oui, face à ma soeur, j’avais peu de chance de recevoir de l’attention, mais c’est une autre histoire…) Samedi, nous sommes allés chez lui, pour le déjeuner, ça s’est bien passé, même s’ils ont une image faussée de moi, celle de la petite fille de 6/7 ans, boudeuse, colérique, gourmande (ça ça n’a pas changé!), bordélique… comme si cette petite fille que j’étais n’avait que des défauts…

Ma thérapeute dit souvent que si j’étais si chiante c’est certainement que j’étais très malheureuse.

J’ai donc revu mon père, rencontré cet homme que je ne connais pas et qui ne me connait pas non plus, on a parlé de nos vies, et j’imaginais la mienne si mes parents ne s’étaient pas séparés. J’aurais fait du vélo le dimanche matin avec lui, il m’aurait botté les fesses pour que je continue mes études, on aurait voyagé plus et vu notre famille. Mais ça n’aurait jamais marché, mes parents se ressemblent trop, hyperactifs, le boulot passe avant tout, il a besoin d’une femme à la maison qui cuisine, qui lave ses chemises, elle a besoin d’indépendance, et tant pis si elle mange du pain avec du fromage tous les soirs quand elle rentre du travail à 21h…

Ils n’étaient pas fait l’un pour l’autre, ça se voit, je le vois, ils n’ont pas divorcé à cause de moi… Ils ont divorcé à cause d’eux!

(alleluia! 32 ans pour en arriver à cette conclusion…)


J’ai tout détruit…

mon blog… tant pis, pas envie de passer mon dimanche soir avec ça!


La machine à remonter le temps…

Faire une psychothérapie c’est se servir d’une machine à remonter le temps, repenser au passé, ressentir de vieilles émotions, se plonger dans sa vie de petite fille, d’ado, de jeune femme.

J’ai 1 an, mon père s’en va.

J’ai 2 ans, mes parents divorcent.

J’ai 3 ans, je passe plus de temps chez ma nourrice qu’avec ma mère.

J’ai 4 ans, je prends un couteau à pain et je veux mourir pour la première fois. Ma mère est là avec le réparateur de la télé, il assiste à ce premier geste de désespoir.

J’ai 5 ans, nous avons une nouvelle maison, j’ai peur le soir alors je dors avec ma soeur.

J’ai 6 ans, je quitte ma nounou, mon seul réconfort.

J’ai 7 ans et je suis amoureuse de Nicolas S., je l’embrasse sur la bouche dans la cour de l’école.

J’ai 8 ans, je vole de l’argent dans le porte-monnaie de ma mère pour acheter des bonbons, je vole les affaires des autres élèves, je pleure, souvent. Mon frère naît, son père nous quitte.

J’ai 9 ans, je danse et j’aime ça.

J’ai 10 ans, je suis première de la classe, je ne vois plus mon père.

J’ai 11 ans, je suis en sixième, je trouve un livre dans la bibliothèque familiale Journal plutôt inconvenant d’une toute jeune fille, premiers émois, je découvre mon corps pour la première fois.

J’ai 12 ans, j’ai mes règles et tout le monde s’en fout…

J’ai 13 ans, je pense que je ne sortirai jamais avec un garçon. Mon corps devient celui d’une jeune fille.

J’ai 14 ans, Sébastien M. me touche les seins avec sa règle en cours de physique/chimie. Je me sens moche.

J’ai 15 ans, je me trouve énorme, je porte des jeans cimarron taille 42, je me déteste, tous les soirs je prie Dieu, je veux mourir.

J’ai 16 ans, j’ai perdu 13kg, je mange des barres coupe-faim dans les toilettes du lycée le midi, le soir je mange sans m’arrêter en cachette, puis je vais me coucher sans avoir dîner.

J’ai 17 ans, je redouble ma 1ère S, je suis un âne.

J’ai 18 ans, je ne parle à personne, je n’ai plus d’amies…

J’ai 19 ans, je vis avec ma soeur, je suis en 1ère année à la fac, je suis hyperphagique.

J’ai 20 ans, j’échoue pitoyablement à la fac, je suis dépressive.

J’ai 21 ans, je couche avec Azzedine M., c’est nul, je ne l’aime pas, je ne m’aime pas.

J’ai 22 ans, mes études ne m’intéressent pas, je prends du poids encore et encore.

J’ai 23 ans, je vois un psychiatre, je suis insomniaque, je veux mourir.

J’ai 24 ans, je pars vivre en Angleterre 6 mois, 6 mois de solitude, 6 mois pour grandir, beaucoup.

J’ai 25 ans, je suis plus grosse que jamais, je me fais poser un anneau gastrique par un chirurgien tout pourri. Je perd 23kg. Je ne m’aime toujours pas. Je pars vivre à Paris.

J’ai 26 ans, je multiplie les coups d’un soir, je rencontre F., mon premier amour.

J’ai 27 ans, je n’ai jamais travaillé, je n’ai aucun diplôme, je n’ai aucune confiance en moi. On enlève l’anneau qui ne sert à rien.

J’ai 28 ans, je travaille enfin, je commence à vivre, je ne pense plus à mourir, enfin.

J’ai 29 ans, je me sépare de F., j’achète un appart, je multiplie les aventures sans lendemain, je m’épanouie en tant que femme.

J’ai 30 ans, je rencontre T., j’évolue dans ma boîte, je vois le Dr Z mais je n’arrive pas à maigrir, je fais un blocage.

J’ai 31 ans, j’ai failli mourir, mais j’aime la vie comme jamais auparavant. Je veux un enfant de T.


Héhéhé…

Eh oui on y est!

J’espère sincèrement que l’année 2012 sera meilleure pour tout le monde, en temps de crise économique, c’est dur d’avoir le moral!

Sinon je vous souhaite de l’amour, de l’argent, une bonne santé, du sexe, des fous rires, bref… une bonne année!


2011

Cette semaine c’est un peu Noël avant l’heure, au boulot on s’achète des cadeaux entre nous, on mange des petits fours, on boit du cidre, ça sent les vacances, l’odeur du sapin, du vin chaud et de la dinde me chatouillent déjà le nez…

Mais malgré tout ça, je ne peux m’empêcher de penser au futur, à ma boîte qui va pas super bien, à mon poids, qui même s’il diminue, m’handicape un peu plus chaque jour, à mon envie de bébé, à la crise économique… L’avenir s’annonce nuageux, 2012 va-t-elle être une meilleure année que 2011?

2011, ça a été la vente de mon studio, l’emménagement avec mon copain, mon hospitalisation, la rééducation, les doutes sur la possibilité que tout redevienne comme avant, notre voyage en Scandinavie,l’adoption de notre chaton à nous, et plus récemment le début de ma thérapie.

2012, que me réserves-tu?


Je vois un psy… mais je suis pas folle!

Bah oui, c’est pas parce qu’on fait une thérapie qu’on est fou, rien à voir, c’est même le contraire, c’est parce qu’on est conscient qu’on a un truc à régler qu’on fait une thérapie… Bref…

Ça fait des siècles que j’ai pas écrit, la première cause c’est que j’en avais plus envie, les blogs deviennent de plus en plus pro, et ce moyen de communication ne me correspondait plus. Mais finalement écrire ce qui me passe par la tête me manque affreusement.

Je reviens vite…


Se mettre au vert!

Je veux ce sac!!!!!!!


La grosse de la compta…

Cette semaine j’ai écrit un pavé…

On parle beaucoup d’obésité, quand je dit « on », je parle des journalistes, des médias, ces gens qui parlent de choses qu’ils ne connaissent pas, qui stigmatisent l’obèse. Fainéant, lymphatique, gourmand, jovial, bon vivant, tels sont les adjectifs qu’on nous attribue à nous les obèses…
Moi, je distingue deux types d’obésités, non je ne vais pas parlé de morbidité ou de termes effrayants dont nous assènent nos chers médecins: il y a les obèses qui sont nés comme ça, leurs parents sont obèses, leurs frères et sœurs sont obèses, et puis ceux comme moi qui passent d’un 42 à un 54 sans avoir rien vu… ou presque! Les premiers ont une chance d’arriver à assumer je pense, les seconds auront du mal, car cette personne aux épaules larges, aux cuisses énormes, au ventre tombant, ce n’est pas vraiment eux…
Parce que l’obésité, c’est pas seulement bouffer des chips devant la télé, l’obésité à la base c’est de la souffrance, un vide intérieur tellement immense que tu as besoin de le remplir, un manque d’amour, d’amis, de confiance en soi…
« Les français grossissent » titraient les journaux gratuits la semaine dernière, les français seraient-ils de plus en plus seuls? Et oui, ça doit être ça, on est célibataire jusqu’à 30 ans, on divorce à 40 ans, on vit de plus en plus vieux, on communique sur MSN, facebook ou via twitter, seul devant son ordinateur, un coca à la main… On mange de la bouffe pleine de graisse saturée à cause des lobbying des industries agro-alimentaire, on lit ELLE et son dernier article sur les grosses avec Scarlett Johansson en couverture, on regarde la télé le dimanche et on culpabilise d’être gros, d’être obèse.
En fait le problème est là, les medias nous font culpabiliser d’exister, et pourtant nous sommes là, plus nombreux, prenant de la place dans le métro, essayant de rentrer nos fesses dans les sièges au cinéma, achetant des vêtements chez H&M au milieu de pintades au régime, on est là et on a le droit de vivre, où sinon on nous tue, on tue tous ceux qui dérangent et il n’y aura plus que de jeunes minces blancs cadres dynamiques sur Terre.
L’obésité sera-t-elle le mal du 21ème siècle?
J’aimerais tellement ne pas avoir à justifier mon poids, à raconter mes dizaines de régimes plus foireux les uns des autres, j’aimerais ne pas y penser chaque jour en me levant le matin, ne pas avoir ce fardeau à porter chaque jour, et pourtant…
Pourtant c’est comme si j’avais une personne à porter sur mon dos toute la journée, l’été c’est comme si j’avais une combinaison de ski alors qu’il fait 35°C, l’hiver, la graisse de mes cuisses reste gelée et ne se réchauffent pas… Mes genoux me font mal, mon dos aussi, les pieds n’en parlons pas.
L’obésité fait souffrir, le corps bien évidement, mais aussi le morale, qu’on ne me dise pas que l’on vit bien les 3 personnes qui changent de place après s’être assis à côté de nous dans le métro, les blagues sur les grosses à la machine à café, puis les regards de ceux qui se sont rendus compte de la bourde…
Je ne m’apitoie pas sur mon sort, si je suis comme ça c’est de ma faute, aussi… J’aurai dû dire à 4 ans que je me sentais malheureuse, j’aurai dû dire à 8 ans que je me sentais seule, j’aurai dû dire à 12 ans qu’il me manquait quelqu’un, j’aurai dû dire à 15 ans que le regard des hommes me rendaient malade, j’aurai dû dire à 17 ans que manger était une souffrance, mais je n’ai rien dit, j’ai mangé au lieu de parler…
Et puis chaque jour, on se réveille un peu plus grosse, et puis un jour on est obèse, on n’est plus une femme, un homme, on est obèse, comme on est noir, comme on est aveugle, comme on est handicapé, comme on est homosexuel, on est différent avec tout ce que ça comprends.
Des gens peuvent ne pas t’aimer juste parce que tu es obèse, des gens peuvent se moquer de toi, des gens peuvent refuser de te donner un travail… Tu n’es plus toi, avec ton identité, tu es la grosse de la compta, ou bouboule, mais c’est affectueux, promis!

Merci à ceux qui ont lu jusqu’au bout!


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